#Galeries parisiennes

Profiter d’un après-midi pluvieux pour pousser la porte de trois galeries parisiennes pour un shot d’art contemporain. Chez Kamel Mennour, 47 rue saint André des Arts, l’américain Liam Everett (né en 1973) expose pour la première fois une série de screen paintings , des « paysages » très colorés, avec beaucoup de matières et de travail, construits et déconstruits. On sent le geste et l’énergie, le mouvement de l’artiste qui travaille à terre dans la lignée de l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock. Les oeuvres portent les noms de sites néolithiques irlandais. A méditer. De dimensions plus réduites, les mask paintings gardent l’empreinte de grilles et de nombreuses couches de vernis. Le regard est mené vers l’intérieur du tableau (en fait c’est ce qui me plait vraiment, au sens propre, « entrer » dans l’oeuvre).

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A deux rues de la première galerie, dans le deuxième espace Kamel Mennour, 6 rue du Pont de Lodi, il reste des traces noircies sur les murs blancs de la performance du sud-africain Robin Rhode (né en 1976), des objets (chaise, vélo, porte-manteau) peints en noir pendent du plafond et une baignoire reste remplie d’encre (l’artiste s’y est immergé de manière spectaculaire). Un personnage se débat en six tableaux « Holy key « , un peu BD, un peu story-board, avec une clé géante pour rejoindre le monde meilleur et lumineux qu’on imagine derrière la porte et le mur. Sans succès pour ce Sisyphe (il faut l’imaginer heureux, concluait Camus).

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La galerie La Forest Divonne, 12 rue des beaux arts, propose de réunir plusieurs artistes autour du « geste ». Caribaï pose sur sa toile d’amples gestes de calligraphe (on pense à Fabienne Verdier), Alexandre Hollan observe les arbres longuement et transcrit en une ligne un peu tremblante l’énergie souterraine, invisible, qui circule. Jeff Kowatch ponce la peinture de manière tourbillonnante si bien que ses oeuvres apparaissent floues. Flou qui prend pourtant une apparence quasi photographique.

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Ensuite rue Guénégaud, les constructions de l’artiste japonais (dont je n’ai pas noté le nom, dommage) apparaissent légères et architecturées. Les plus petites se replient d’ailleurs, on pense à de l’origami. On pense aussi à une revisite de l’art cinétique.

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Prendre un thé à La Palette et une gaufre vanillée chez Meert, lécher quelques vitrines rue jacob, rue de Buci, rue de Seine (et se souvenir joyeusement des poèmes).

Mon sac MEGEVE  est l’indispensable de ces balades parisiennes, porté à l’épaule,  cabas zippé en veau velours  (j’y glisse mes carnets de note). Simple et chicissime. Parisien

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